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A la une Le temps de la kermesse est terminé : premier rôle en or pour Stéphane Guillon !

Le Temps de la kermesse est terminé

L'histoire: Alex ne devait rester que quelques minutes à Koupala, le temps de prendre de l'essence. Mais en panne de voiture, son séjour va être bien plus long que prévu... Dans ce petit village perdu au milieu du désert africain où personne ne passe pour le secourir, Alex perd progressivement ses repères et ses certitudes de Blanc d'Afrique. Sans le savoir, il devient un enjeu vital pour le village et quand sa voiture redémarre enfin, il est face à un choix cruel : sauver sa peau ou celle de Koupala.

Le Temps de la kermesse est terminé

Mon Avis : 

Le premier grand rôle de Stéphane Guillon au cinéma est à l’image de ses fameux ‘Portraits au vitriol’ : corrosif, lucide et sans tabou. Dans ‘Le temps de la kermesse est terminé’, le comédien à la verve sans pareille interprète Alex, un Occidental désabusé, prisonnier du désert africain. Une fois n’est pas coutume, dans la ligne de mire du trublion, point de personnalité médiatique. Mieux. Son personnage s’en prend à l’hypocrisie des rapports Nord/Sud et déboulonne avec virulence le manichéisme Blancs/Noirs, bourreaux/victimes, exploiteurs/exploités. Antihéros d’un conte moderne résolument d’actualité, Stéphane Guillon déploie une palette psychologique judicieusement nuancée, où son indéfectible humour côtoie violence, cynisme et lâcheté. Autour de lui évolue une galerie de protagonistes tout aussi ambiguë, du militaire sadique à la future clandestine - étonnante Aïssa Maïga -, chacun, vecteur d’une vision du monde légitime et cruellement réelle. Alors qu’il tourne en rond dans sa cage à ciel ouvert, l’agitateur fait progressivement éclater les non-dits du colonialisme encore palpable, de la pauvreté criante et surtout de l’impuissante culpabilité occidentale. Entre la nécessité de survivre et la tentation d’aider les autres, le repli égoïste et l’altruisme candide, la prison saharienne renvoie chacun - habitants, simples passants et mêmes spectateurs -, à sa propre conscience. Pour sa première fiction, le documentariste Frédéric Chignac choisit d’exprimer son engagement à travers un comédien frondeur et dérangeant, capable de porter sur ses épaules une parabole pertinente et réflexive sur l’Afrique.



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Le Temps de la kermesse est terminé - ma note pour ce film :
Réalisé par Frédéric Chignac
Avec Stéphane Guillon, Aïssa Maïga, Ali Monzanza, ...
Année de production : 2008
A la une LA FLEUR DU DESERT : du désert somalien aux podiums !

Fleur du désert

l'histoire: Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de "bonne à tout faire" à l'ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur.
Quand la guerre civile éclate en Somalie, l'ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d'anglais. C'est alors qu'elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié. Cette jeune femme, délurée et originale, l'héberge et l'aide à trouver un emploi.
Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top model international...

MON avis :

Waris Dirie, aujourd'hui ambassadrice de l'ONU chargée des mutilations sexuelles, a une vie hors du commun. Née en Somalie, elle fuit un mariage forcé, se retrouve esclave à Londres avant de devenir top-modèle et même James Bond Girl dans les années 1990. De quoi faire une belle success story.  En adaptant l'autobiographie sur grand écran, Sherry Hormann se contente d'une transposition des faits. Trop chronologique, avec peu de mise en perspective des événements, 'Fleur du désert' est inégal sur le plan de la narration. Faute de personnages secondaires solides - malgré l'énergie habituelle de Sally Hawkins -, le film manque d'abord d'enjeu dramatique, relevant trop souvent de l'anecdote. Puis, sont parsemées quelques scènes fortes concernant l'excision dont a été victime Waris Dirie, et dont elle décide de parler lors d'une interview au plus fort de son succès de mannequin. C'est donc seulement dans la dernière partie que le sujet se dévoile vraiment. On regrette que ces séquences, poignantes, n'aient pas été au coeur du film . 'Fleur du désert' résonne comme un plaidoyer contre l'excision alors même que le sujet a à peine été abordé durant la première heure et demie, comme si la réalisatrice refusait de réellement s'y confronter. Mais il merite d'être vu en partie grâce à l'histoire hors du commun du Waris mais aussi pour la magique interprétation et  l'émotion transmise par la comédienne/ top model Liya Kebede.



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Fleur du désert - ma note pour ce film :
Réalisé par Sherry Hormann
Avec Liya Kebede, Sally Hawkins, Timothy Spall, ...
Année de production : 2009
A la une UNE EDUCATION : Mon coup de coeur pour la belle CAREY MULLIGAN !

Une éducation

l'histoire:  1961, Angleterre. Jenny a seize ans. Élève brillante, elle se prépare à intégrer Oxford. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé qu'elle va tout remettre en cause. Dans un monde qui se prépare à vivre la folie des années 60, dans un pays qui passe de Lady Chatterley aux Beatles, Jenny va découvrir la vie, l'amour, Paris, et devoir choisir son existence.

Mon avis :

Ce n'est pas la première fois que les écrits de Nick Hornby se retrouvent sur grand écran ('Carton jaune !', 'High Fidelity' et 'Pour un garçon' sont tirés de ses romans), mais cette fois, l'écrivain se fait scénariste, adaptant une nouvelle autobiographique de la journaliste britannique Lynn Barber. Et l'on comprend aisément ce qui l'a attiré dans cette histoire. Comme dans ses livres, on y découvre l'éducation par les sentiments d'un personnage un peu naïf, avide de culture. En transformant le témoignage en véritable fiction, Nick Hornby et la réalisatrice Lone Scherfig en profitent pour dresser le portrait d'une Angleterre encore puritaine à l'aube de la folie des années soixante (qui ne commence vraiment qu'à partir du milieu de la décennie). Avec cet humour typique de l'auteur d''High Fidelity', subtil et sarcastique, 'Une éducation' observe d'un oeil amusé les conflits générationnels entre des parents pour qui l'entrée à la prestigieuse université d'Oxford est le moyen de se trouver un bon mari, et une jeune fille qui se rêve aussi sophistiquée et cultivée qu'une Française. Le discours, par la voix d'Emma Thompson en directrice d'école, se fait même féministe lorsque l'héroïne amoureuse s'imagine finalement davantage en femme au foyer plutôt qu'étudiante. L'enthousiasme de la jeunesse, la musique jazz, la voix de Gréco et la finesse des dialogues donnent à cette 'Education' tout son charme, agrémenté du regard mutin de sa jeune actrice, Carey Mulligan.



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Une éducation - ma note pour ce film :
Réalisé par Lone Scherfig
Avec Peter Sarsgaard, Carey Mulligan, Alfred Molina, ...
Année de production : 2009
A la une Southland - toujours en sursis !

NBC n’en voulait plus. Trop “sombre” et trop “cru” pour continuer à occuper la case du vendredi soir (pourtant de loin la moins bonne), aurait expliqué la chaîne à John Wells et Ann Biderman, les créateurs de Southland. Sept épisodes diffusés l’an passé avaient laissé un petit goût d’inachevé, mais ils avaient suffi à créer un sentiment de curiosité et d’attente alors que de grosses incertitudes planaient sur la saison 2. Au terme de plusieurs semaines d’atermoiements, et bien que six nouveaux épisodes (contre 13 commandés initialement) aient été mis en boîte, NBC décidait en octobre de renoncer au projet laissant Wells (Urgences, The West Wing) un rien désabusé et amer. La chaîne câblée TNT décidait en novembre de reprendre le flambeau, mais on ignore si cet excellent drame policier pourra aller au-delà des six semaines de sursis qui lui ont été accordées.

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Dans sa décision (que l’on peut juger regrettable), la chaîne au paon n’avait pas totalement tort. Dans le paysage télévisuel américain d’aujourd’hui, Southland semble plus destiné au câble qu’à un grand network. C’est superbement réalisé, le rythme est haletant et presque sans temps morts, les personnages sont tous dysfonctionnels et l’on évite quelques stéréotypes trop évidents. Cela n’a évidemment pas la profondeur de The Wire, et cela n’est pas tout à fait aussi palpitant que The Shield, mais on sent qu’il existe un véritable potentiel à creuser une nouvelle fois le sillon du LAPD.

La caméra sans cesse en mouvement suit la routine de trois équipes. John Cooper (Michael Cudlitz) et Ben Sherman (Ben McKenzie) sont des flics en uniforme qui patrouillent dans les rues de Los Angeles et répondent aux appels du répartiteur du 911. Nate Moretta et Sammy Bryant sont des enquêteurs en civil au département des homicides. Lydia Adams (Regina King) est l’une des meilleures détectives en exercice et a perdu son partenaire Russell Clarke (Tom Everett Scott), blessé lors d’une fusillade. Clarke est remplacé (temporairement) par Rene Cordero (Amaury Nolasco) qui a fait jouer quelques pistons pour être affecté auprès de la célèbre inspectrice. Les flics de Southland ne sont pas nourris à la testostérone comme ceux de la Strike Team de Vic Mackey. Aucun d’eux n’est véritablement un héros. Il s’agit plutôt de gars ordinaires qui essaient de faire leur boulot et dans la mesure du possible de ne pas le faire trop mal.

Ils sont confontés avec la délinquance quotidienne et presque banale, et s’ils éprouvent (encore) sincèrement de la sympathie pour les victimes, on sent une forme de lassitude née d’une trop grande répétition du spectacle de la violence et de la misère humaine. Southland possède un réel potentiel pour capter un public, mais c’est peut-être à ce point que la série trouve sa limite. Elle n’explore rien d’autre que la vie des trois tandems de flics. Elle ne s’aventure pas parmi les malfrats, elle ne tourne pas (sinon brièvement) les projecteurs sur le fonctionnement de l’administration et de la hiérarchie, non plus que sur les relations avec le pouvoir politique. En fait, chaque duo est abandonné à ses problèmes qui donnent l’impression de tourner en vase clos. Il n’y a pas de ramifications, non plus de croisements avec les difficultés que rencontrent leurs collègues et qui se développent en parallèle.

La principale qualité tient au contrepoint que chaque tandem propose aux autres. Cudlitz et McKenzie sont tout à fait convaincants dans leur relation “vétéran/rookie”. John Cooper est là pour enseigner à son jeune partenaire qu’il vaut mieux laisser ses illusions aux vestiaires lorsque l’on sort dans la rue. Ben Sherman, fils de famille aisée, est d’accord pour apprendre à la dure car il considère que seules les épreuves lui apporteront la reconnaissance qu’il recherche et qu’il estime mériter. Ce déséquilibre apparent est en fait en partie compensé par les problèmes physiques de Cooper qui fait tout son possible pour masquer ou minimiser ses faiblesses. On est dans un univers d’hommes, et il tient d’autant plus à coller à cette image de dur au mal que certains de ses collègues ont tendance à l’oublier.

Si Cooper est un bon flic à cause de ses préjugés, Adams excelle également dans ce qu’elle fait grâce à son intuition, son flair et son intelligence. Elle est l’incarnation de la femme afro-américaine qui a embrassé avec succès les codes d’une administration principalement dominée par les Blancs. Sa force de caractère, et sa conviction qu’elle peut aider à améliorer les choses, lui ont permis de trouver sa place, mais cela ne s’est fait qu’au prix de certains sacrifices. L’arrivée d’Amaury Nolasco n’est pas nécessairement un cadeau. L’ancien compagnon de cellule de Michael Scofield traîne avec lui l’image de Prison Break qui ne cadre pas tout à fait avec une histoire qui se veut ici nettement plus réaliste.

Enfin, Moretta et Bryant viennent jouer en second rideau et complètent le tableau pour en faire un triptyque. Leur ton est volontiers plus raisonneur et plus assuré. Ils nourrissent, sans l’avouer clairement, une forme de sentiment de supériorité à l’égard des patrouilleurs en uniforme. Ils symbolisent le premier échelon dans la hiérarchie et l’ambition en devenir. Leurs personnages mériteraient d’être développés plus avant, de même que celui de Chickie Brown (Arija Bareikis) qui rêve d’être la première femme à intégrer les unités de la SWAT.

Contrainte de se réfugier sur le câble, il n’est pas tout à fait certain que Southland réussisse à trouver sa place sur la grille de la TNT aux côtés de séries bien différentes comme The Closer, Dark Blue ou encore Saving Grace. Le premier épisode est visible sur le site de la chaîne.

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Southland - ma note pour cette série :
Série créée par Ann Biderman
Avec Tom Everett Scott, Shawn Hatosy, Regina King, ...
Nationalité : américaine
A la une NINE : la DECEPTION après l'attente !

Nine

l'histoire : Guido Contini est le plus grand réalisateur de son époque. Vénéré par les critiques et adulé par le public, il n'a qu'un seul point faible : les jolies femmes ! Tiraillé entre sa sublime épouse et sa sulfureuse maîtresse, harcelé par une séduisante journaliste, subjugué par la star de son prochain film, Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente et sa mère, parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations ?

Nine

Mon Avis

Homme de théâtre et chorégraphe de renom, Rob Marshall prouvait avec ‘Chicago’ que les frontières entre Broadway et Hollywood restaient perméables à l’heure des blockbusters gonflés au numérique. Cet héritier de Vincente Minnelli développait sur grand écran un sens du spectacle total luxuriant et hors mode. Très (trop) attendu, ‘Nine’ devait asseoir la réputation de Marshall. En vain. Trop gourmand, le metteur en scène américain semble s’être totalement laissé submerger par l’ampleur de son projet, entre le casting royal et un scénario tarabiscoté truffé de lourdaudes références à Fellini et au néoréalisme. Digression théorique sur ‘Huit et demi’ et les enjeux de la création artistique, ‘Nine’ s’embourbe dans l’hommage prétentieux et la citation décorative pour ne jamais s’imposer en une oeuvre jouissive de divertissement. Le découpage du long métrage laisse également songeur : Rob Marshall se débat avec ce qu’il maîtrise le mieux usuellement en alternant ici sans rythme ni cohérence les numéros chantés et les séquences jouées. Dénués de cette sensualité intrépide qui illuminait ‘Chicago’, les épisodes musicaux ne participent nullement au déroulement général de l’intrigue et ne constituent que de pures illustrations au service de la distribution. Autour d’un Daniel Day-Lewis caricatural en cinéaste maudit et libidineux, les stars féminines apparaissent inanimées bien que resplendissantes ; elles se croisent et s’échappent, fantasmes glamour et sibyllins du septième art. De la vieillissante icône italienne Sophia Loren à la glaciale Nicole Kidman en passant par la plantureuse Penelope Cruz excellente dans son rôle de maîtresse capricieuse , les actrices hantent ‘Nine’ de leur seule image médiatique, aussi lisse et intouchable qu’une photo de Vogue. Au coeur de cette parade insipide, on ne retiendra que la performance de Lady Judi Dench en confidente désabusée et surtout la gracile Marion Cotillard qui contribue au peu d’émotion dégagée par le film.



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Nine - ma note pour ce film :
Réalisé par Rob Marshall
Avec Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, ...
Année de production : 2008
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